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Les traitements

La sclérose en plaques est une maladie imprévisible et évolutive qu’aucun traitement ne peut présentement guérir. Comme chaque cas de SEP est unique, les traitements administrés ne sont pas les mêmes d’une personne à l’autre.

  

 

Au Canada, sept traitements ont été approuvés par Santé Canada pour réduire les poussées de sclérose et leurs effets : Avonex, Betaseron, Extavia, Copaxone, Rebif, Tysabri et Gilenya. Ceux-ci peuvent être divisés en trois catégories, les immunomodulateurs, le Fingolimod et les stéroïdes.

Les Immunomodulateurs

Ils ont comme fonction de potentiellement ralentir la progression de la maladie en réduisant la durée et la fréquence des poussées ainsi que le nombre de lésions cérébrales qui en résultent.

Ces médicaments ne guérissent pas la maladie, ce sont plutôt des traitements préventifs qui visent à en contrôler les futurs symptômes. Ils sont surtout efficaces contre la forme récurrente de la SEP. Leur utilisation contre les formes primaires et progressives secondaire se montre toutefois moins efficace.

Les immunomodulateurs se divisent en trois catégories.

  • Les interférons bêta
    • Les interférons sont des protéines du système immunitaire. Lors d’une infection par un virus, ils sont synthétisés et libérés pour empêcher les cellules virales de se multiplier. Ils permettent donc de contrôler la réponse du système immunitaire face à ces virus. Les médicaments Avonex, Betaseron, Extavia et Rebif font partie de cette catégorie.

 

  • L’acétate de glatiramère
    • L’acétate de glatiramère est un fragment de protéine qui vient isoler les fibres nerveuses pour améliorer la myéline, détruite par la sclérose. Elle vient transformer la réaction inflammatoire des lymphocytes T en réaction anti-inflammatoire, ce qui rend les lymphocytes moins nuisibles lorsqu’ils s’attaquent au système nerveux. Concrètement, cette protéine sert à espacer les poussées de sclérose en plaques. Le seul traitement qui l’utilise est le Copaxone.

 

  • Les inhibiteurs sélectifs des molécules d’adhésion
    • Les inhibiteurs sélectifs empêchent les molécules d’adhésion de traverser la barrière hématoencéphalique, c’est-à-dire qu’ils créent une barrière empêchant le système immunitaire de s’attaquer aux cellules du cerveau et de la moelle épinière et d’ainsi affecter le système nerveux. Ils permettent donc de contrôler l’inflammation et de ralentir l’invalidation des personnes touchées. Le traitement au Tysabri est le seul à utiliser ce processus.

 

Les stéroïdes

Les stéroïdes sont utilisés pour traiter les poussées de SEP. Ils permettent de freiner l’inflammation dans le système nerveux central et de diminuer la gravité et la durée des poussées. Il faut cependant éviter de les utiliser trop souvent ou sur une longue période puisqu’ils ont des effets négatifs sur le foie et les reins et entraînent une réduction de la densité osseuse.

Le Fingolimod

Un troisième type de traitement a été approuvé en 2010 par Santé Canada. Le fingolimod, commercialisé sous la marque Gilenya, tente de modifier l’évolution de la maladie dans le but de réduire la fréquence des poussées de SEP et la progression des symptômes existants. Il s’agit du premier médicament modulateur des récepteurs de la sphingosine-1-phosphate. En d’autres mots, ce type de remède empêche les cellules corrompues du système immunitaire d’atteindre le système nerveux, ce qui limite ses attaques sur la myéline. C’est le premier médicament à se prendre oralement.

De façon générale, toute habitude de vie saine favorise la stabilité de la maladie et le mieux-être du patient. Une alimentation équilibrée, un programme d’exercice physique régulier et des moments de détente permettent de mieux vivre avec la SEP.

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